Entre espoir et frayeur.

Pour ma première grossesse, j’avais des doutes et des peurs, quelques difficultés à me projeter pleinement mais je ne m’attendais pas a une si grande catastrophe. J’avais un pressentiment mais en même temps j’ai rien vu venir. J’imaginais avec frayeur une fausse couche les premières semaines, puis la prématurité ou une césarienne. Mais j’aurais jamais pu m’attendre a ça… En même temps, quelle future maman peut s’attendre à accoucher au pire des moments, celui où le bébé est bien considéré en tant que tel, celui où il ne s’agit plus d’une fausse couche mais ce même moment aussi ou il est « trop tot » pour le sauver et tenter quoi que ce soit. 

Alors pour cette grossesse, certains instants sont difficiles. Notamment ce terme. On approche des 22-23 SA; terme auquel j’ai accouché l’année dernière. Des frayeurs se font parfois sentir, des contractions, un col fragile, des infections qui planent au dessus de ma tête…

Alors cette grossesse est synonyme de stress. J’ai peur de revivre l’enfer, peur de faire du mal à ce second bébé et peur d’échouer une seconde fois. On est bien suivi, je fais très attention, le cerclage nous rassure mais je continue de retenir mon souffle et d’attendre avec impatience le dernier trimestre. 

Contrairement à la première grossesse, je ne peux pas dire que j’appréhende la prématurité, je m’y prépare plutôt. Ce n’est pas ce que je souhaite pour ce bébé bien évidemment mais ce serai toujours mieux que le décès. 

Et puis, une autre angoisse est née avec cette grossesse. L’angoisse de mélanger les histoires, d’oublier notre Arthur ou « d’empoisonner » ma relation avec ce bébé par le spectre de son grand frère. Cette semaine, alors que je parlais a mon bébé, je me suis surprise à l’appeler par le prénom de ma petite étoile. Et la mon coeur de maman s’est déchiré violemment. Ça m’a fait mal et je m’en suis voulu à la fois. Je souhaite vraiment que chacun trouve une très jolie place dans notre famille, que ce bébé soit accueilli avec le plus d’amour et de sérénité possible et qu’Arthur continue à nous accompagner a sa façon, qu’on continue à lui faire une place. J’espère vraiment être a la hauteur et arriver à faire de notre famille, un cocon harmonieux et doux. 
Bref, je prie et j’attends la suite… 

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Les montagnes russes 

J’ai toujours cru que tomber enceinte serait facile; que j’aurais plusieurs grossesses idylliques et que les 9 mois de chacune seraient les mois les plus épanouissant de ma vie. 

Et puis il y a eu la PMA, la grossesse de notre étoile, sa fin brutale et le déchirement de perdre notre Arthur. De nouveau la pma (qui néanmoins se passe très bien), une nouvelle grossesse qui nous rend heureux  mais qui réveille aussi certaines peurs. 

On est donc très suivi depuis le début et voir même très chouchoutés, ce qui nous rassure et que l’on apprécie beaucoup. 

Mercredi dernier, nouvelle etape, on me pose un cerclage sous rachis anesthésie.  Je suis à 15 sa, l’intervention se passe bien, bébé va bien et il est même plus grand que ce qu’il devrait pour un bébé PMA avec une date de conception fixe.

On continuait donc notre aventure doucement et prudemment et on montait même gentiment sur notre petit nuage. 

Et puis, vendredi soir l’angoisse monte. On s’est retrouvé en urgence à l’hôpital, j’avais une crise de migraine épouvantable avec des vomissements mais j’avais aussi des contractions.  Les urgences un vendredi dans la nuit quand on est juste à 3 mois et demi et que notre super gyneco n’est pas de garde, c’est un peu du rapide et du « c’est bon les gars on se calme ya plus grave ». Résultat des courses, la migraine et les vomissements c’est la rachis.  Mais les contractions sont pas idéales et elles ont raccourcis le col. Il était de 55mm la semaine dernière, il est descendu à 36mm malgré ou à cause du cerclage on ne sait pas trop. L’interne qui nous a reçu tâtonnait un peu et elle semblait inquiète.. elle a donc appelé le gyneco de garde. Pour lui on est pas à la mesure critique qui est de 25mm, donc pas d’hospitalisation immédiate.  

Je suis donc rentrée à la maison avec un traitement : magnésium, spasfon et injection de progesterone et des consignes de repos stricte. 

Le prochain rendez-vous avec notre super gyneco est prévu le 6 juillet.  Jusque là on sert les dents [et les fesses], on reste alitée et on espère que le col ne bougera plus. 

Ce nouveau bâton dans les roues de notre aventure pour devenir parent nous inquiéte vraiment; surtout que je ne suis qu’à 15sa et qu’il est beaucoup trop tôt pour ce genre de frayeur. Les mois vont être long mais on va tout mettre en oeuvre pour réussir à avoir un bébé en pleine forme à la fin de l’année.  On ne peut pas imaginer que le ciel nous tomberait sur la tête une seconde fois. 

Je laisse encore des plumes dans notre parcours mais je n’ai pas dit mon dernier mot, je me battrais jusqu’au bout quitte à finir en poulette plumée.  

Lettre à mon fils 

Mon fils, ton entrée dans ma vie a été un pur bonheur dès le test de grossesse. Chaque instant à préparer ton arrivée était pour nous une joie immense. Tu étais si attendu…

Et puis il a fallu que tu vive avec nous seulement 52 minutes. 3 jours à te voir, à te découvrir mais sans vie. Ces jours ont été  difficiles mais j’en retiens la chance de te découvrir. Biensur j’aurais voulu te connaître autrement, te voir grandir, te porter, sentir ton coeur et t’entendre rire mais la vie en a décidé autrement. 

Je dois te remercier mon Arthur, car tu as fait de moi une maman. Tu m’as changé à jamais. Grâce a toi, je sais que j’ai en moi une force immense, celle qui me permet de tenir debout malgré la douleur de ton absence. C’est toi qui m’a transformé en femme forte. Tu as changé mon caractère, ma façon de voir la vie et surtout de ne plus la gâcher pour des broutilles. J’ai appris qu’il y avait plus difficile qu’une dispute ou un ennui financier. Je vis sans toi alors tout à côté me paraît insignifiant.  

Je dois te remercier aussi pour le lien que tu as créé entre ton papa et moi. On est unis pour la vie, tu as été le premier à le permettre. Nous sommes reliés aux étoiles maintenant, à notre étoile.  

Mon fils, je t’aime au delà des mots, tu fais partie de moi; tu es en moi et tu es moi. Jamais la vie ne sera pareil, j’aurais toujours un manque et une force à la fois, je t’aurais toi. Tu seras avec moi chaque instant, la où personne ne te vois moi je te sens. Cette intensité personne ne pourra nous le voler. Je t’aime infiniment. 
Bientôt, nous espérons accueillir ton petit frère ou ta petite soeur. Cela ne changera rien pour moi, je ne t’oublierai pas; tu resteras avec nous. Et ce bébé connaîtra ton histoire et la sienne, il saura qu’il est le second d’une famille aimante et que quelques part dans le ciel brille son grand frère qui nous accompagne chaque jour.
Pour toujours et à jamais, je t’aime Arthur. 

Quelques nouvelles

Nous voilà à 5 semaines après le transfert des deux embryons.

Hier, je suis allé à l’hôpital d’Arras  (celui ou j’ai accouché le 31 octobre dernier). Compte tenu de notre parcours et des difficultés rencontrées, je serais suivi uniquement par la chef de service qui m’a accouché en octobre. Elle m’a alors demandé de venir sur une garde férié car son emploi du temps était plein à craquer mais elle voulait me voir tôt dans la grossesse. Je dois bien avouer qu’on a apprécier cette attention. 

Donc hier j’ai eu une première écho, avant même l’écho PMA (rdv le 9mai). 

Le rdv s’est bien passé.  Il y a un seul sac gestationnel mais dedans se trouve bien un petit têtard d’un cm avec un petit coeur qui bat, alors ça va.

Je veux pas me plaindre j’ai bien conscience que ce serait mal venu. Cependant, la réjouissance et l’affolement ne sont vraiment pas au rdv pour ma part. Pour l’instant je reste stoïque et j’attends sagement. J’attends les étapes, j’attends que les mois avancent et on verra… des étapes il va y en avoir beaucoup: les échos, les contrôles infectieux, le cerclage, le cap des 25SA (le fameux, celui qui aurait donné une chance à notre petite etoile d’être sauvé).

Alors j’attends, J’espère et je check intérieurement la longue liste des étapes. 

Deuxième dosage HCG

Deuxième prise de sang faite. Le taux a doublé, il est passé de 387 à 858. C’est bon signe. Mais on dirait qu’un seul des deux « croustibat » a décidé de s’accrocher. 

On verra aux prochaines étapes…

Je me languis d’avoir une écho et de savoir si tu vas bien. En attendant on croise les doigts et on se repose un peu quand même 

13 jours post transfert

J’ai craqué… j’ai fait la prise de sang ce matin alors que je devais la faire demain (mon esprit rebelle et stressé a pris le dessus).

Selon mes cycles moyens j’ai 4 jours de retard de règles, alors l’espoir était quand même bien présent.  

Mais je stressais beaucoup et j’osais à peine y croire. 

C’est Chéri qui a consulté le résultat de prise de sang et qui me l’a dit ensuite… Il m’a annoncé « tu es enceinte ». Je tremblais comme une feuille, de joie, de peur, de stress… toutes les émotions possibles…

Le taux est à 387. 

On est heureux mais on reste prudent.  Il reste encore une infinité d’étape avant de se réjouir pleinement… mais quand même on est tellement heureux. 

11 jours après transfert

Rien à l’horizon.

Pas de J1; pourtant il aurait du arriver il y a deux jours (si on compte toujours mes cycles de 28 jours mais mon ovulation à eu lieu un peu tard)

Pas de symptômes particuliers; quelques petites douleurs au ventre parfois, légère nausée hier (mais je peignais et puis parfois j’ai un peu la nausée avant mes règles; alors ça ne veut rien dire)

L’espoir grandit un peu plus chaque jour…

Il faut encore attendre 3 jours avant d’être  [piquer] fixer…